Augmentation mammaire par prothèses mammaires, questions fréquentes.

Prothèse et augmentation mammaire ?

Réponses du Dr Florence Mesguich-Batel aux questions fréquemment posées par les patientes à propos de l’augmentation mammaire par prothèses mammaires.

Il y a t-il d’autres solutions que les prothèses mammaires pour augmenter la taille des seins ?

Oui il existe aujourd’hui le lipofilling mammaire qui permet de réinjecter sa propre graisse dans les seins mais l’augmentation de volume ne peut être que modérée et il faut souvent répéter l’intervention avant d’obtenir un résultat satisfaisant en terme de volume.

Parfois ces deux techniques peuvent être combinées (prothèses mammaires et lipofilling) afin de donner un résultat plus naturel au niveau du décolleté. C’est l’augmentation mammaire composite.

Comment choisir la taille de ses prothèses mammaires ?

La taille de vos prothèses mammaires est choisie avec votre chirurgien lors d’une consultation dédiée. Le volume qui va vous correspondre va dépendre de plusieurs critères : votre largeur de thorax (la base de la prothèse), votre glande mammaire déjà présente, la hauteur de la prothèse que vous allez choisir selon l’effet que vous souhaitez (la projection de la prothèse).

Est-ce que des prothèses mammaires peuvent corriger des seins qui tombent ?

Les prothèses mammaires peuvent repulper des seins vidés seulement s’ils ne tombent pas beaucoup. Dans le cas où les seins sont très détendus, il faut parfois effectuer un lifting mammaire complémentaire qui exige des cicatrices complémentaires.

Puis-je tomber enceinte après une augmentation mammaire ?

Oui complètement. Par contre si le projet de grossesse est déjà prévu à court terme, il paraît plus raisonnable d’attendre la fin de la grossesse et de l’allaitement avant d’envisager une augmentation mammaire . En effet la grossesse et l’allaitement peuvent abîmer la poitrine et donc détériorer le résultat si les prothèses sont mise en place depuis peu.

Peut-on allaiter après une augmentation mammaire ?

Oui complètement. Peu importe la voie par laquelle la prothèse est mise en place, les canaux galactophores ne sont jamais coupés et permettent donc un allaitement, si vous le désirez.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention dure en général 1h30 sous anesthésie générale, elle nécessite une nuit d’hospitalisation, suivi de 15 jours de pansements et de repos et du port, jour et nuit, d’un soutien gorge de contention pendant 2 à 3 mois.

Est-ce que l’intervention chirurgicale est douloureuse ?

Pas particulièrement. Il est vrai que le positionnement de la prothèse devant ou derrière le muscle modifie la douleur post opératoire. Des prothèses mises derrière le muscle sont un peu plus douloureuses que mises devant le muscle.

Mais même derrière le muscle, la douleur est largement supportable notamment avec un traitement antalgique adapté. C’est une douleur de type courbature qui n’est pas toujours présente chez les patientes.

Quand peut-on recommencer à travailler et à conduire après l’intervention?

Un délai de 15 jours de repos, sans conduite est recommandé pour eviter tout déplacement de prothèse. Ce délai peut parfois être raccourci à 1 semaine selon votre mode de vie .

Quelles prothèses sont utilisées ?

Aujourd’hui, en France, les prothèses mammaires anatomiques et texturées ne sont plus utilisées. Seules les prothèses rondes sont utilisées.

De nouvelles prothèses rondes à gel ergonomique permettent de retrouver l’aspect naturel qui existait avec une prothèse anatomique. Selon l’effet recherché et la forme de votre sein, nous utilisons des prothèses rondes classiques ou rondes ergonomiques.

Au bout de combien de temps doit-on changer ses prothèses ?

Les prothèses mammaires doivent être changées quand elles commencent à s’abîmer ou à vieillir. Le délai de changement tous les dix ans n’est plus recommandé actuellement. Par contre, il est recommandé d’effectuer une consultation avec une échographie de contrôle tous les ans à partir de la 10eme année, afin de les surveiller et pouvoir les changer dès qu’elles commenceront à s’abîmer.

Comment surveiller ses prothèses ?

Vous devez régulièrement palper votre poitrine afin de vous assurer que tout va bien et observer l’absence d’anomalie.

Un contrôle classique gynécologique tous les ans est suffisant.

Par contre, à la moindre anomalie ou à partir de 10 ans d’âge des prothèses , il est conseillé de les surveiller avec plus de vigilance, notamment en consultant chaque année votre chirurgien plasticien et à l’aide d’une echographie mammaire.

Est-ce que les prothèses mammaires augmentent le risque de cancer du sein ?

Non pas du tout. Elles n’augmentent ni le risque, et n’empêchent pas la surveillance ou le dépistage de cancer du sein. D’ailleurs les prothèses mammaires sont la première technique mondiale utilisée afin de reconstruire la poitrine de patientes ayant eu un cancer du sein.

La mammographie est numérisée en cas de contrôle nécessaire, c’est à dire qu’à la différence d’une mammographie classique, elle n’écrase pas le sein afin de ne pas abîmer la prothèse.

Quelles sont les risques liées aux prothèses mammaires ?

Les prothèses mammaires sont des corps étrangers qui comportent des risques propres. Les risques les plus classiques, (néanmoins rares 1 à 3 %) sont : la rupture de prothèse mammaire et la coque péri prothétique.

Dans ces deux cas, le traitement est simple et codifié.

En cas de rupture, il faut effectuer un changement de prothèse mammaire. Aujourd’hui, le gel de silicone est cohésif et ne se diffuse pas dans l’organisme, il reste cloisonné dans le sein , la plupart du temps sans conséquence.

En cas de coque péri prothétique, il faut également effectuer un changement de prothèse mammaire et une ablation de la coque péri prothétique la plupart du temps, ou parfois retirer les prothèses mammaires, notamment quand la patiente le désire.